Les multi-potentialistes, ces facilitateurs de moins de 30 ans qui sauveront le monde (et votre entreprise) !

Ils sont atypiques, par définition non catégorisables et peu facilement repérables dans une entreprise… C’est Aurore de la compta, qui la nuit développe des sites internet, ou bien Raymond le RH qui suit en cours du soir un Master en développement et codage… 

multipotentialiste

Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler d’un concept générationnel, la génération z est un vivier « naturel » de multi potentialistes. On a tous autour de nous des jeunes collègues, ultra connectés, d’un tempérament passionnés, qui semblent à première vue papillonner d’une discipline à l’autre sans forcément approfondir chacune d’entre elles… Dans un monde entrepreneurial dominé par la figure du « spécialiste » ou de « l’ingénieur », ces nouveaux profils peuvent dérouter les « managers »… Comment mettre à profit les compétences particulières de ces «super généralistes » et que peuvent-ils apporter à l’entreprise ? Top 3 des bonnes raisons pour lesquelles les MP sont l’avenir de l’entreprise.  

N°1 : ils favorisent l’innovation

Aujourd’hui, les véritables innovations sont disruptives. Pour s’adapter à un écosystème mouvant, il ne suffit pas de perfectionner l’existant… Là où le spécialiste creusera le sillon, le multi-potentialiste ouvrira de nouvelles portes.  

Par exemple :  

  • Maitriser les logiques bancaires et la logique réseau permettra de modéliser des blockchain révolutionnaires et d’inventer les transactions du futur… 
  • Etre expert en RH et big data sera, peut-être, la solution pour résoudre la question de l’emploi… 

Face aux grands défis du futur, une entreprise ne peut pas se passer des multi potentialistes !  

N°2 : ils cassent les codes de l’entreprise

Toutes les entreprises connaissent leurs rivalités « inter services »… Querelles de métiers, objectifs contraires, spécialistes qui ne parlent pas le même langage… Dans le cadre de projets globaux, comment faire en sorte que les équipes travaillent ensemble ? Eh bien, en nommant un multi-potentialiste chef de projet, évidemment ! Par nature, esprit curieux et synthétiques, mais également adaptables et passionnés, les multi-potentialistes sont l’incarnation parfaite du chef de projet du futur ! Leur multi casquettes seront gages d’une plus grande transversalité, et ces généralistes sauront par définitions déléguer aux spécialistes et arbitrer !  

N°3 : ils n’auront aucun problème à évoluer

C’est le casse tête de tout RH : comment gérer au mieux l’évolution professionnelle de ses salariés, sachant que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore… Recruter un multi-potentialiste est un pari sur l’avenir, mais c’est également l’assurance de disposer d’un profil curieux et adaptable. Ces personnes, aux compétences encore imprécises, l’entreprise a tout intérêt à les détecter au plus tôt. « Plus les multi-potentialistes se sentent impliqués dans l’entreprise, plus ils révèlent leur potentiel… » explique Anne Flore ANDRE, multi-potentialiste et chargée de projet pour ALLIANCE EMPLOI. « Pour que le multi-potentialiste révèle le meilleur de lui même, il faut qu’il ressente de la confiance, et qu’on lui confie de réelles responsabilités… »  

A quand un multi potentialiste dans votre entreprise ?

De nombreuses start up surfent sur ce constat, et proposent aux entreprises de bénéficier de l’apport d’un jeune à haut potentiel sur la durée d’une mission, histoire d’en mesurer la « plus-value ». C’est le cas de JOBSWITCHER, concept innovant mené à Marcq en Baroeul, qui a mis à disposition des entreprises une dizaine de « jobswitcher », lesquels ont été recrutés, avant tout, pour leurs profils atypiques… Embauchés en CDD 18 mois, ils « switchent » tous les 6 mois dans une entreprise différente et y apportent leurs compétences et leur agilité… « Le bilan est très positif », explique Sarah Doogbaud, chef de projet, « On ressent un réel attrait des entreprises pour ces profils originaux…PME comme grands groupes, chacun concède qu’aujourd’hui, la compétence ne suffit plus : on est à la recherche de « têtes bien faites », plutôt que de lignes sur un CV ! »  

«la compétence ne suffit plus : on est à la recherche de « têtes bien faites»» 

Sarah Doogbaud, chef de projet Jobswitcher

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